Haïti doit préparer le second tour

Publié le par Quayer-Larivière

 Les Nations unies et plusieurs pays occidentaux ont demandé jeudi aux autorités haïtiennes de corriger les résultats préliminaires du premier tour de l'élection présidentielle organisé le 28 novembre dernier.

 

 La pression s'est accentuée sur le gouvernement et les instances électorales pour qu'ils acceptent le rapport rendu il y a une semaine par les experts de l'Organisation des Etats américains (OEA).

 

 Invoquant d'importantes irrégularités lors du scrutin, ces experts recommandent de disqualifier du second tour le candidat soutenu par le gouvernement, Jude Célestin, un protégé du président sortant René Préval arrivé deuxième derrière Mirlande Manigat, et de le remplacer par le candidat en troisième position, le chanteur populaire Michel Martelly.

 

 "Si le CEP (Conseil électoral provisoire) prend une autre décision, Haïti pourrait bien être confronté à une crise constitutionnelle, avec le risque de désordres considérables et d'insécurité", a déclaré devant le Conseil de sécurité des Nations unies le chef de la mission de paix de l'Onu dans le pays, Alain Le Roy.

 

 Le CEP, a-t-il ajouté, doit "honorer ses engagements et prendre totalement en compte les recommandations du rapport (de l'OEA) afin d'assurer que les résultats de l'élection reflètent vraiment la volonté du peuple haïtien".

 

 Selon Alain Le Roy, le CEP pourrait publier les résultats définitifs du premier tour le 31 janvier et le second tour de la présidentielle aurait lieu à la mi-février. Le mandat de René Préval, qui ne pouvait pas se représenter, arrive à expiration le 7 février.

 

 L'Onu dispose actuellement de plus de 12.000 hommes en Haïti.

 

 L'incertitude politique a encore été aggravée par le retour au pays de l'ancien président Jean-Claude Duvalier, qui vivait en exil après avoir été chassé du pouvoir en 1986.

 

 Duvalier, 59 ans, a été inculpé de corruption et des plaintes ont aussi été déposées contre lui pour violation des droits de l'homme pendant ses quinze années au pouvoir.

 

 Laissé en liberté sous contrôle judiciaire, il a quitté l'hôtel où il résidait depuis son arrivée dimanche dernier pour s'installer dans une résidence privée dont l'adresse est tenue secrète.

 

Un autre ancien président aujourd'hui en exil, Jean-Bertrand Aristide, a également annoncé son désir de regagner Haïti.

 

René Préval a émis des réserves "quant à la méthodologie utilisée par les membres de la commission de l'OEA pour parvenir à leurs conclusions", a indiqué la semaine dernière un haut responsable haïtien.

 

Les résultats préliminaires sont eux-mêmes très contestés par des candidats de l'opposition et ont déclenché des émeutes de rue lors de leur publication en décembre.

 

Plusieurs gouvernements occidentaux, comme ceux de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d'Allemagne, ont appuyé l'appel de l'Onu en faveur des recommandations de l'OEA.

 

Avec Patrick Worsnip à l'Onu; Guy Kerivel pour le service français

 

A la lecture de cet article, on sent que les choses se tendent en Haïti. Avec un président qui refuse de faire reconnaître le verdict de l'OEA qui demande le retrait de Célestin. Un Jean claude DUVALIER qu veut reconquérir le pouvoir.

 

Il faut bien avouer que ces prochains jours seront les plus difficiles depuis la dernière crise électorale.

 

 

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